EN MARCHE ……….. ARRIÈRE

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Après avoir exhorté les français à faire preuve de civisme en restant chez eux, le gouvernement fait du rétropédalage.

 

Il faut dire que le lendemain de l’intervention du Président de la République lundi 16 mars, le standard des cabinets d’avocats explosait de demandes de chefs d’entreprises ne sachant si par civisme ils devaient ouvrir ou fermer leurs entreprises.

 

Pour l’essentiel d’entre elles ce sont leurs salariés qui se sont chargés d’orienter leur décision, ayant pris légitimement peur face à cette pandémie et gardant à l’esprit que “rester dans son canapé” aller sauver le pays.

 

Le résultat ne s’est pas fait attendre, alors que ce matin le gouvernement annonçait 20000 demandes de chômage partiel, ce sont probablement 2 millions d’entreprises qui entendent en bénéficier.

 

C’est donc toute l’économie qui s’arrête et un coup phénoménal pour l’état qui s’annonce, alors qu’en Italie la production industrielle n’a baissé que de 10%.

 

Interviewé hier 18 mars, Bruno LE MAIRE appelait les entreprises à reprendre le travail, mais évoquant les secteurs indispensables à l’économie et éludant la question de savoir si tous les salariés devaient reprendre le travail à l’exception des activités recevant du public.

 

Désormais le discours est clair: Emmanuel Macron lors d’une réunion en visioconférence qui s’est tenue ce jeudi matin, a exhorté les entreprises et leurs salariés à continuer de travailler, «lorsque cela est possible». Le chef de l’État a ainsi appelé à «la responsabilité ‘civique’ des entreprises pour poursuivre leur activité» et a insisté sur «l’importance pour les salariés des entreprises qui se sont mis en conformité avec les règles sanitaires d’aller travailler sur les sites de production».

 

Muriel Pénicaud va plus loin et « en appelle à la responsabilité civique » des entreprises. Si elle assure ne « pas mettre tout le monde dans le même bateau », la ministre du Travail se dit « scandalisée », citant l’exemple d’un syndicat du bâtiment ayant appelé les entreprises à cesser le travail.

 

« Cela, c’est du défaitisme », assure-t-elle, appelant toutes les structures « à réunir leurs syndicats et les salariés pour organiser le travail » et trouver des solutions. « Les entreprises qui ne jouent pas le jeu, qui se disent que l’État paiera et cela ne les regarde pas, ce n’est pas du civisme”.

 

Culpabiliser les entreprises qui ont pensé bien faire en cessant le travail est un comble après avoir appelé à rester chez soi!

 

Le réveil risque d’être douloureux pour de nombreuses entreprises: maintenant que le discours est clair, le chômage partiel risque d’être tout simplement refusé à de nombreuses sociétés qui n’ayant aucune chiffre d’affaires pourraient avoir à payer leurs salariés!

 

Nicolas SONNET

Avocat associé

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